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CEMAC : le Cameroun, 3e pays le plus endetté sur le marché des titres de la BEAC

samedi, 7 mars 2026 09:30
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CEMAC : le Cameroun, 3e pays le plus endetté sur le marché des titres de la BEAC

Selon les données de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’encours des titres publics émis par le Cameroun sur le marché sous-régional s’établit à plus de 1 800 milliards de FCFA à fin janvier 2026. Un niveau qui reflète le recours croissant des États de la CEMAC à ce canal de financement pour soutenir leurs besoins budgétaires et d’investissement.

 

L’encours de la dette du Cameroun sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) s’élève à 1 831,35 milliards de FCFA au 31 janvier 2026. D’après les statistiques publiées par l’institut d’émission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ce volume place le pays au troisième rang des émetteurs les plus endettés sur ce compartiment, derrière le Gabon et le Congo. Sur un encours global estimé à 9 451,5 milliards de FCFA pour l’ensemble des États de la sous-région, les titres camerounais représentent ainsi 19,4 % du marché. À titre de comparaison, le Gabon arrive en tête avec 2 887 milliards de FCFA, soit 30,5 % de l’encours total, suivi du Congo avec 2 790,5 milliards de FCFA, correspondant à 29,5 %.

 

L’analyse de la structure du marché met en évidence la prédominance des obligations du Trésor assimilables (OTA), principal instrument de financement à moyen et long terme utilisé par les États de la sous-région. À fin janvier 2026, l’encours de ces titres atteint 7 835,2 milliards de FCFA, soit 82,9 % des emprunts contractés sur le marché régional. Les maturités comprises entre deux et cinq ans concentrent l’essentiel de la demande des investisseurs, avec plus de 5 900 milliards de FCFA d’encours, représentant à elles seules près de 62,5 % du volume total. Ces instruments sont généralement mobilisés pour financer les programmes d’investissement public ou refinancer des dettes arrivant à échéance.

 

À l’inverse, les bons du Trésor assimilables (BTA), instruments de court terme destinés à couvrir les besoins immédiats de trésorerie des États, demeurent minoritaires dans la structure du marché. Leur encours s’établit à 1 616,2 milliards de FCFA à fin janvier 2026, soit 17,1 % des financements mobilisés par les pays de la CEMAC. Pour la banque centrale, cette évolution illustre la montée en puissance progressive du marché des titres publics comme levier central de financement budgétaire dans la sous-région. Face à l’insuffisance des recettes fiscales et à l’ampleur des besoins d’investissement, les États intensifient leur recours à ce marché domestique afin de diversifier leurs sources de financement et de limiter leur dépendance aux appuis extérieurs.

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