Cette nouvelle levée porte à 1,5 milliard de dollars, soit environ 885 milliards de FCFA, le montant mobilisé par Libreville sur les marchés internationaux en 2026, après une première émission de 920 millions de dollars réalisée en juillet.
Le Gabon a levé, le 14 octobre 2026, 580 millions de dollars, soit 342,2 milliards de FCFA, sur les marchés internationaux à travers une nouvelle émission d’euro-obligations. Assortie d’une maturité de huit ans, avec une échéance en 2034, l’opération affiche un coupon de 9,375 %. Conduite sous la responsabilité du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, elle permet à Libreville de mobiliser des ressources extérieures, mais à un coût de financement qui pèse sur les équilibres budgétaires.
L’opération intervient dans un environnement international marqué par la hausse des taux d’intérêt américains, susceptible de renchérir le financement des États sur les marchés. Malgré ce contexte, le carnet d’ordres a atteint près d’un milliard de dollars, soit environ 1,7 fois le montant finalement levé. Ce niveau de demande fait suite à des rencontres avec plus d’une centaine d’investisseurs internationaux. Il traduit l’intérêt suscité par l’émission, sans préjuger à lui seul de la capacité du Gabon à refinancer sa dette dans des conditions plus favorables à l’avenir.
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Le ministère des Finances met également en avant une baisse d’environ 50 points de base de la prime de risque par rapport à l’émission réalisée en juillet 2026. Cette évolution intervient alors que la nouvelle obligation présente une maturité plus longue et que l’environnement financier international est moins favorable. Elle suggère une amélioration relative de la perception du risque gabonais par les investisseurs. Cette évolution doit toutefois être distinguée du coût nominal de l’emprunt : le coupon reste fixé à 9,375 %, soit un niveau élevé pour les finances publiques.
Rapporté au principal de 580 millions de dollars, ce coupon représente une charge théorique d’environ 54,4 millions de dollars d’intérêts par an, soit près de 32 milliards de FCFA. Cette estimation ne tient pas compte des éventuels frais de l’opération ni des conditions définitives de prix de placement. Pour le Trésor gabonais, l’enjeu consiste à utiliser les ressources mobilisées tout en préservant sa capacité à honorer les échéances futures. Le recours aux marchés internationaux procure des financements importants, mais accroît aussi la charge financière à absorber par le budget.
Cette nouvelle levée porte à 1,5 milliard de dollars, soit environ 885 milliards de FCFA, le montant mobilisé par Libreville sur les marchés internationaux en 2026, après une première émission de 920 millions de dollars réalisée en juillet. Selon les autorités, elle vise à élargir la base des investisseurs internationaux et à renforcer la transparence financière du pays. Elle s’inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement et d’allongement des maturités.
