La Guinée Equatoriale a enregistré un excédent budgétaire de 148,4 milliards FCFA à fin juin 2025, selon les données publiées par l'Institut national de la statistique (Inege). Les recettes publiques ont atteint 805,5 milliards FCFA, contre 657,1 milliards FCFA de dépenses. Cet excédent, en nette hausse par rapport au premier trimestre, illustre un redressement graduel des comptes publics dans un contexte de rigueur budgétaire accrue.
La consolidation budgétaire observée au deuxième trimestre s'explique principalement par une réduction marquée des dépenses publiques, en baisse de 23,8 %. Les dépenses d'investissement ont particulièrement reculé (-54,7 %), chutant à 84,2 milliards FCFA. Les crédits affectés aux projets d'infrastructures ont connu une contraction spectaculaire de près de 90 %, limités à seulement 3 milliards FCFA, traduisant une politique de recentrage sur les charges prioritaires.
Sur le plan des recettes, la dynamique reste contrastée. Les revenus pétroliers ont reculé de 17,4 %, passant de 363,7 à 300,3 milliards FCFA, reflétant la dépendance persistante de l'économie nationale à la rente énergétique. En revanche, les recettes non pétrolières ont progressé de façon spectaculaire (+133,7 %), atteignant 141,4 milliards FCFA, soutenues par une meilleure mobilisation de l'impôt et une intensification de la collecte dans les secteurs hors hydrocarbures.
Cet excédent tranche avec la situation de 2024, marquée par un déficit de 43 milliards FCFA sur fond de chute des recettes pétrolières. Si la performance du premier semestre 2025 traduit une gestion plus stricte des finances publiques, la soutenabilité de cet équilibre reste tributaire d'une diversification économique encore inachevée. La réduction de la dépendance au pétrole demeure, pour Malabo, le principal défi afin de stabiliser durablement ses comptes publics.
