Le PDG de BGFI Holding Corporation défend l’ouverture du capital du groupe bancaire panafricain comme un levier destiné à financer sa prochaine phase de croissance.
L’ouverture du capital de BGFI Holding Corporation doit permettre au groupe de mobiliser davantage de ressources pour soutenir son expansion. C’est le message porté par Henri-Claude Oyima lors des Investors Meetings organisés à Yaoundé et Douala au Cameroun, avant l’étape de Brazzaville prévue le 8 octobre 2026. « L’ouverture du capital de BGFI Holding Corporation [est un] gage d’opportunité d’un investissement durable », a déclaré le dirigeant.
Selon le PDG, cette opération répond d’abord à un besoin de financement lié au projet de croissance du groupe. Les ressources recherchées doivent notamment permettre de créer de nouvelles filiales bancaires, de renforcer les fonds propres de ses quatre pôles de croissance et d’accroître sa capacité à financer les économies dans lesquelles le groupe est implanté. « Notre engagement est très simple : faire de la performance opérationnelle le moteur de la création de valeur pour l’actionnaire à travers notre projet d’entreprise BGFI 2030 », dit-il.
Henri-Claude Oyima met également en avant la solidité du modèle actuel de BGFIBank, qu’il présente comme un groupe bancaire panafricain « solidement implanté, diversifié et rentable ». L’ambition affichée est désormais d’inscrire cette performance dans la durée, en faisant de la rentabilité opérationnelle un levier de création de valeur pour les futurs actionnaires.
Cette stratégie s’inscrit dans le projet d’entreprise BGFI 2030, qui doit accompagner la prochaine phase de développement du groupe. Après Yaoundé et Douala, la campagne de présentation aux investisseurs se poursuit à Brazzaville, avec l’objectif de convaincre de nouveaux investisseurs de prendre part au capital de la holding bancaire.
Pour rappel, après une première levée de 45,3 milliards de FCFA, BGFI Holding Corporation sollicite de nouveau le marché financier régional avec une émission de 1 006 975 actions nouvelles à 80 000 FCFA l’unité, pour un objectif de 80,5 milliards de FCFA. Prévue du 15 septembre au 15 octobre 2026, cette deuxième phase vise à porter de 3,85 % à 10 % la part du capital détenue par le public. Le nombre d’actions en circulation passerait ainsi de 14,73 millions à 15,74 millions de titres, tandis que l’enveloppe recherchée serait 77,7 % supérieure à celle mobilisée lors de la première opération, qui avait attiré 7 601 investisseurs issus de 24 pays.
