Le gouvernement tchadien a obtenu des engagements financiers significatifs à l’issue de la rencontre d’Abu Dhabi, dont des promesses de la Banque mondiale et de la Banque islamique de développement.
La table ronde « Tchad Connexion 2030 », qui s’est achevée ce 11 novembre 2025 aux Émirats arabes unis, a permis au gouvernement tchadien de sécuriser 16,4 milliards $ de promesses d’investissement, selon les déclarations du président Mahamat Deby Itno. Sur ce montant, 40 accords et protocoles d’entente ont été signés pour une valeur cumulée de 4,1 milliards $, issus de partenaires publics, privés et multilatéraux.
Parmi les bailleurs les plus engagés figurent la Banque islamique de développement (BID), qui prévoit 650 millions $ (≈ 400 milliards FCFA) pour des projets et 200 millions $ (≈ 123 milliards FCFA) sous forme de garanties destinées à soutenir les investissements et le commerce. La Banque mondiale a pour sa part annoncé un appui de 2,5 milliards $ pour accompagner la mise en œuvre du plan de développement quinquennal.
Au-delà des institutions financières, plusieurs acteurs industriels ont manifesté leur intérêt. Le groupe Arise, déjà présent dans le pays, a indiqué vouloir renforcer son implantation à travers de nouveaux projets industriels : zones économiques à Sarh et N’Djamena, ainsi qu’une usine de transformation textile destinée à valoriser localement la production cotonnière. Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté des autorités d’attirer des investissements productifs sur place.
L’exécutif tchadien vise à mobiliser jusqu’à 30 milliards $ (≈ 18 480 milliards FCFA) pour financer 268 projets et réformes prévues dans le cadre de « Tchad Connexion 2030 ». Pour la première année du plan, les besoins sont estimés à 20,5 milliards $. Le programme table sur une hausse cumulée de 60 % du PIB d’ici 2030 et un rythme de croissance réel avoisinant 10 %, des ambitions qui dépendront de la concrétisation des engagements annoncés à Abu Dhabi.
