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Pétrole : la production de TotalEnergies EP Gabon recule au T1 2026

mercredi, 20 mai 2026 16:08
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Pétrole : la production de TotalEnergies EP Gabon recule au T1 2026

La filiale gabonaise de TotalEnergies a vu sa production pétrolière poursuivre son repli au premier trimestre 2026, illustrant les difficultés opérationnelles persistantes du secteur pétrolier mature gabonais.

 

Entre janvier et mars, la production de TotalEnergies EP Gabon s’est établie à 16 100 barils par jour, contre 16 700 barils à la même période un an plus tôt, soit une baisse de 4 %. Cette contraction intervient malgré un environnement pétrolier mondial particulièrement favorable, marqué par la remontée des cours du brut sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

 

Le recul de la production s’est accompagné d’une baisse plus marquée encore de l’activité commerciale. Le chiffre d’affaires trimestriel a chuté de 16 %, passant de 117 millions à 98 millions de dollars, en raison d’une diminution de 33 % des volumes vendus. La compagnie dirigée par Xavier Rouzeaud attribue cette contre-performance à un calendrier d’enlèvements défavorable ainsi qu’à des travaux d’intégrité menés sur le pipeline export Anguille-Ile Mandji–Cap Lopez, infrastructure clé pour l’acheminement du brut gabonais. Ces éléments traduisent les contraintes techniques auxquelles restent confrontés plusieurs actifs historiques du groupe dans le pays.

 

Le bénéfice double

 

Paradoxalement, cette dégradation opérationnelle n’a pas empêché la société d’améliorer fortement sa rentabilité. TotalEnergies EP Gabon a dégagé un bénéfice net de 45 millions de dollars — plus de 25 milliards de FCFA — au premier trimestre 2026, contre 22 millions un an plus tôt, soit une progression de 105 %. En seulement trois mois, la filiale approche déjà le bénéfice net annuel de 46 millions de dollars enregistré sur l’ensemble de l’exercice 2025. Cette performance a principalement été soutenue par la hausse des prix du pétrole. Sur la période, le Brent s’est établi à 81,1 dollars le baril, en hausse de 7 % sur un an. Mais la société indique avoir commercialisé son brut à un prix moyen de 93,5 dollars le baril, soit une progression de 24 %, grâce à un calendrier d’enlèvements favorable sur certaines cargaisons.

 

Selon la compagnie, l’effet prix a généré à lui seul un impact positif estimé à 52 millions de dollars sur les résultats trimestriels. La baisse des charges d’exploitation et des amortissements a également permis de préserver les marges, compensant partiellement le recul des volumes produits et commercialisés. Cette configuration illustre la dépendance croissante des performances financières des producteurs africains matures aux fluctuations des prix internationaux du brut, dans un contexte où les contraintes techniques et le vieillissement des champs continuent de peser sur les capacités de production.

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