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Scanning portuaire : Cyrus Ngo’o acte la fin du système SGS au profit de Transatlantic à Douala

mardi, 20 janvier 2026 12:36
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Scanning portuaire : Cyrus Ngo’o acte la fin du système SGS au profit de Transatlantic à Douala

Le Directeur général du Port de Douala (PAD) Cyrus Ngo’o a officiellement mis fin aux opérations de la SGS dans l’inspection non intrusive des cargaisons.

 

C’est une clarification attendue depuis plusieurs semaines par les acteurs de la place portuaire de Douala au Cameroun. Dans un communiqué rendu public le 19 janvier, le directeur général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, a officiellement acté la fin de l’intervention de la Société générale de surveillance (SGS) dans les opérations de scanning au port de Douala-Bonabéri. À travers cette décision, l’autorité portuaire met un terme à la coexistence de plusieurs systèmes d’inspection non intrusive, source de confusion opérationnelle depuis le 1er janvier 2026.

 

Désormais, Transatlantic D S.A. est désignée comme l’unique prestataire habilité à assurer le scanning des marchandises sur la plateforme. Le communiqué précise sans ambiguïté que « le seul paiement exigible et valide, depuis le 2 janvier 2026, au titre des frais de scanning dans le cadre des procédures de passage portuaire des marchandises au Port de Douala-Bonabéri est celui effectué auprès de Transatlantic D S.A. ». Une clarification qui verrouille un segment à forte valeur ajoutée, historiquement exploité par la SGS, et qui constitue un levier important de sécurisation des flux financiers générés par les opérations portuaires.

 

Dans un ton particulièrement ferme, le directeur général du PAD instruit par ailleurs l’ensemble des administrations et structures impliquées dans les formalités portuaires de « désactiver » les anciens mécanismes de paiement adossés au système de la SGS. L’objectif affiché est d’aligner l’ensemble des acteurs sur la nouvelle procédure de scanning, afin d’éviter les situations de double facturation dénoncées par les chargeurs et transitaires. Cette injonction traduit la volonté du gestionnaire du port de renforcer la discipline opérationnelle et de restaurer la lisibilité des coûts logistiques dans un contexte de compétitivité accrue des corridors régionaux.

 

Augmenter les recettes douanières

 

Les nouveaux tarifs fixent, notamment, le scanning des conteneurs pleins à l’export à 38 500 FCFA pour les 20 pieds et 50.000 FCFA pour les 40 pieds. À l’import, les montants sont plus élevés : 66 000 FCFA pour les conteneurs de 20 pieds et 95 000 FCFA pour ceux de 40 pieds, traduisant des exigences accrues en matière de contrôle des flux entrants. Ce soutien explicite de l’APN rebat les cartes et annonce surtout un bras de fer avec le ministère des Finances, désormais confronté à un front portuaire assumant pleinement la conduite du « 100% scanning ». En toile de fond se joue l’optimisation de la collecte des recettes au profit du trésor public dans un contexte de persistance des pratiques telles que la contrebande qui fait perdre environ 200 milliards Fcfa par an à l’économie.

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