La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a injecté 364,2 milliards de FCFA dans le système bancaire de la Cemac à l’issue de son opération d’injection de liquidité du 12 mai 2026. Cette enveloppe, destinée aux banques commerciales opérant au Cameroun, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Tchad et en République centrafricaine, vise à soutenir le financement de l’économie dans un contexte de besoins persistants en crédit.
Le recours des banques à la liquidité de la banque centrale reste généralement perçu comme un indicateur de dynamisme du marché du crédit. En pratique, les établissements de crédit sollicitent les refinancements de la BEAC lorsque les demandes de financement de leurs clients dépassent leurs capacités immédiates de trésorerie. L’opération du 12 mai traduit ainsi le maintien d’une activité soutenue sur le marché bancaire régional, même si la pression apparaît moins forte qu’au cours des derniers mois de 2025.
En effet, la demande formulée par les banques est restée en deçà de l’offre proposée par l’institut d’émission. Sur une enveloppe globale de 550 milliards de FCFA mise à disposition par la BEAC, les établissements de crédit n’ont souscrit qu’à hauteur de 66,2 %. Ce niveau de souscription contraste avec la situation observée au second semestre 2025, période durant laquelle les besoins de refinancement avaient largement excédé les montants proposés par la banque centrale.
Face à cette forte demande l’an dernier, la BEAC avait progressivement relevé ses injections de liquidité jusqu’à atteindre un niveau record de 800 milliards de FCFA. Comparativement, les opérations conduites depuis le début de l’année 2026 suggèrent un ralentissement relatif de la demande de crédit dans la zone Cemac, même si celle-ci demeure à un niveau jugé élevé par les observateurs du secteur bancaire.
